De Cape et de Crocs

Cénile Spilorcio

Cénile

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Le riche armateur vénitien Cénile Spilorcio est avare, cupide et sans aucune morale.

Ainsi, étant selon Hermine « d'une proverbiale avarice », il ne pleure l'enlèvement de son fils que parce que les Turcs en tireront un bon prix ; et lorsqu'il reçoit le capitaine Mendoza, il ne fait tirer pour lui qu'un « demi-verre de vin », et rationne férocement les bougies.

Cénile est également cupide, et c'est donc tout naturellement qu'il convoite la carte du fameux trésor.
Pour l'acquérir, il se révèle capable du pire : obliger son fils à monter un traquenard en lui faisant croire qu'il a été volé, acheter des juges et faire condamner des innocents… Rien ne l'arrête.

Cénile

Enfin, et pour ne rien arranger, c'est un tuteur tyrannique qui prive de toute liberté Séléné, sa fille adoptive, qu'il a de surcroît la ferme et « contre-nature » intention d'épouser : comme celle-ci le dit à Armand, les intentions de ce « fétide grigou » « se font tactiles »…

Dans l'acte III, on le voit qui s'embarque à son tour pour les îles Tangerines, aux côtés de Mendoza et sans oublier Séléné.

Cénile est tout droit sorti des comédies de Molière : il est la combinaison d'Argante, vieillard riche, avare et s'opposant au mariage de son fils à une bohémienne (Les Fourberies de Scapin), d'Arnolphe, qui a élevé Agnès et avec laquelle il veut se marier (L'École des femmes) et évidemment d'Harpagon (L'Avare).
De plus, spilorcio en italien est un terme plutôt péjoratif signifiant « grigou », « avare », « grippe-sou », « radin » ou encore « rappiat » !

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