De Cape et de Crocs

Références, figures de style et détails du Tome 2

Acte II

Nous révélons ici les références littéraires, cinématographiques, historiques explicites ou cachées de l'album.
Les détails relevés sont une partie du texte ou du dessin qui sont humoristiques ou remarquables ou qui font un clin d'œil interne à la série.
Enfin nous recensons les figures de style.
Merci aux nombreux contributeurs qui ont enrichi cette page !
Si vous avez remarqué d'autres anecdotes, vous pouvez nous les envoyer pour que nous les ajoutions !

Détails du Tome 2

Page 3 :
Quand Lope nomme les personnes qui sont à ses côtés, il omet Eusèbe, lequel le lui fait bien remarquer.
Hors, au bas de la page de garde, dans l'encadré "Périple", son nom n'y figure déjà pas, et Eusèbe s'est donc chargé de l'inscrire à la main à côté.

Page 3, case 1 :
Lope affirme que venir à Malte, « ce bastion de la chrétienté », avec le raïs Kader, c'est introduire « le loup dans la bergerie », alors qu'il est lui-même un loup et que c'est mêlé à des moutons (p. 4 et 5) que la petite troupe entre dans la ville !

Page 4, case 4 :
Le chien de garde du troupeau de mouton grogne contre Lope, le loup.

Page 5, case 4 :
L'âne semble avoir peur. De Lope ou de Mendoza ?...

Page 5, dernière case :
Lle regard échangé entre Eusèbe et le boucher présage que ces derniers ne seront probablement pas amis.

Page 6, case 1 :
On apercoit le mendiant qui aidera Lope plus tard.

Page 9, case 8 :
Mendoza se delie les mains pendant qu'il amadoue Eusèbe, ce qui lui permettra de l'assomer plus loin.

Page 10, case 2 :
Kader ne boit pas d'alcool comme ses deux compères, mais ce qui semble être du thé.

Page 11 :
Kader ne boit pas d'alcool comme ses deux compères, mais ce qui semble être du thé.

Page 11, dernière case :
Hermine n'a plus que deux anneaux au poignet gauche, au lieu de trois depuis le début de l'aventure (le troisième anneau revient cependant dès la page 12).
En outre l'auberge des pirates vue de l'extérieur (première case) est victime d'une inversion : Hermine en entrant devrait en effet avoir le soupirail d'où s'échappe la conversation entre Andreo et le Captain Boone à sa gauche ; en réalité il se trouve, dans la quatrième case, à sa droite, ce que confirment respectivement les troisième et première cases des pages précédente et suivante.

Page 12 :
On aperçoit sous le comptoir un sabord duquel dépasse un canon !
On aperçoit, case 1, vers le centre de l'image un marin qui ressemble fort au héros de Hugo Pratt. Nous sommes à Malte, donc on peut tout à fait y croiser Corto Maltese. Et le personnage qui défend sa bouteille, en bas de la case 1, n'a pas vraiment un costume typique du XVIIe siècle.
Le thon a été pêché d'une manière qui ne semble pas très orthodoxe au vu des cinq trous qui le déparent.
Enfin, il semble y avoir une petite erreur de disposition : case 1, la table de nos trois héros se situe au beau milieu de l'échoppe, à quelques mètres de la salle en contrebas où les pirates tiennent conciliabule, alors que page 10 case 3 et page 11 case 4, la table se trouve juste au bord, à côté de l'escalier descendant dans ladite salle...

Page 13, case 5 :
La moitié des dents du pirate de la quatrième case est restée plantée dans le gant du raïs Kader.

Page 14, case 1 :
On apercoit de nouveau le mendiant, qui, cette fois-ci, est muni de son "véhicule".

Page 14 :
Les porteurs de la chaise sont de toute évidence très superstitieux : leur véhicule est muni d'une croix à laquelle est fixée une patte de lapin porte-bonheur, et d'un médaillon représentant Saint Christophe, patron des voyageurs, ce qui n'empêchera pas la collision avec, entre autres, la procession en l'honneur dudit Saint.
On peut de surcroît mieux comprendre la motivation d'Eusèbe quand il « maîtrise l'homme de tête » : son énergie est certainement décuplée à la vue de ce qu'on a fait de l'un de ses congénères !

Page 15 :
Aux cases 6 et 7, Armand a une belle brochette (qu'il a commencé à la page 14, case3) sur son épée avec même du poulpe mmh !!
Mais ceci n'est qu'illusion (forcément vu le coup de théâtre de la case 1, page 16 encadrée de rideaux !) ou bien la brochette a-t-elle été dévorée par le renard ? toujours est-il qu'à la page 16, il ne reste plus qu'une tomate.

Page 16 :
L'image de la première case est organisée comme une scène de théâtre, avec des rideaux de chaque côté.

Page 18, case 3 :
On remarque dans le coin a gauche un bateau qui aperçoit la terre.

Page 19 :
La bouteille roule dans des escaliers pou arriver jusqu'à Plaisant.
Pourtant, on voit bien page 18 case 3 qu'il n'y à aucun escaliers dans les environs.

Page 21, case 1 :
Un moine, perché sur les épaules d'un soldat, remet en place la tête de St Christophe.

Page 22 :
De nouveau, on reconnait Eusèbe qui, au moment où les pirates lèvent l'ancre, sert de grappin (case 5).

Page 23 :
Un Alguazil cherche Lope, Maupertuis, Kader et Eusèbe dans la bouche d'un canon ; et un autre scrute le ciel.

Page 23, case 5 :
Eusèbe remet ses oreilles en place.

Page 23, case 4 :
Lope essaye d'abord d'ouvrir le cadenas avec son couteau. Il cède à la facilité case 7.

Page 25, cases 2-3 :
Le capitaine est un fumeur émérite qui joue mieux du brûle-gueule que du pistolet (cf page 38) : une fois, sa pipe est tournée à gauche, et quelques secondes plus tard, elle est tournée à droite.

Page 25 :
Le captain Boone remplie sa pipe avec sa poudrillère (case 5) d'où l'explosion (case 7).

Page 26, case 6 :
Andréo se fait enguirlander par Hermine, on se demande ce qu'il a encore fait ?...

Page 28, case 7 :
Lope imite Maupertuis se qui fait bien rire Kader, Eusèbe en revanche n'a pas l'air de comprendre.

Page 29 :
L’aigle stylisé et tatoué sur l'épaule d’un des pirates de la quatrième case ressemble beaucoup à l’enseigne de l’auberge maltaise (pages 10 et 13) où a lieu la première entrevue entre Andreo et Boney Boone (on y aperçoit d'ailleurs déjà le pirate et son tatouage).
Ceci laisse croire que cette taverne est le lieu de rendez-vous de la flibuste, comme l'atteste d'ailleurs la présence du pirate Pépito et de l'aventurier Corto Maltese page 12 !

Page 30 :
Il est amusant de constater, case 8, que les rôles s'inversent, et que c'est le cochon qui va jouer le boucher en dessinant sur la peau du valet les morceaux de découpe.

Page 32 :
Boney Boone, non content d'avoir vêtu un bel habit, a également placé une collerette autour du cou de son poul... euh... de son perroquet !
Page suivante, le perroquet a droit à une assiette avec couverts, alors que Cigognac fait le laquais.

Page 32, cases 2-3 :
Hermine sait souffler le chaud et le froid. A la colère des cases 2 et 3, succède une langue tirée d'un air qui a l'air coquin lorsque le capitaine se saisit de sa main.

Page 33 :
Lord Boone s'est mis une mouche sur la joue pour être fin chic. Sauf que l'on s'aperçoit dans la septième case qu'il s'agit d'une vraie mouche, délicatement écrasée sur sa bonne grosse joue rouge...

Page 34 :
Armand et don Lope, en plus d'être de fameux bretteurs, sont de talentueux magiciens : ils sont ici enchaînés par la patte arrière droite (case 2, 3, 8), mais p. 32, case 8, les chaînes étaient fixées sur leur patte arrière gauche !

Page 35 :
L'intervention du prophète barbu parmi les pirates est la scène récursive la plus drôle et la plus importante de la série : celui-ci n'apparaît pas moins de cinq fois dans deux albums : ici-même (« Oui ! Un lapin ! »), et tome 3, p. 7 (« Oui ! Le Hollandais Volant ! »), p. 37 (« Oui ! De hideux démons ! »), p. 24 dans le noir (« Oui ! Perdus ! ») et p. 46 à titre anecdotique (« Yii Ah ! »).
Il provoque les deux premières fois des paniques émaillées de dialogues savoureux et étonnants, de la part de terribles pirates.
Il y a même une évolution : lors de la deuxième panique, le charpentier s'est planté plusieurs clous dans le crâne, tandis que le pirate tatoué est déjà dans son cercueil en position mortuaire.
Enfin, deux des pirates semblent aimer particulièrement manier la langue, puisqu'ils devisent même dans le noir, tome 3 p. 24.

Page 36 :
Hermine, lorsqu'elle donne le couteau à don Lope, n'a plus au poignet droit le bracelet qu'elle portait dans la vignette précédente.

Page 37, case 8 :
Un pirate ne peut plus se battre, car il tient son caleçon dont la ceinture a été coupée par Lope.

Page 40, case 2 :
Les bottes de Kader servent à récuperer l'eau de pluie.

Page 40, case 3 :
Le petit poulpe n'est pas très empressé de servir d'appat; Eusèbe a toutes les peines du monde à le décrocher.
Mangé ou être mangé telle est la question.

Page 40 :
Au moment où Armand pense à l'Atlantide et que le rais Kader la ravale au rang de simple légende (malgré l'autorité rappelée de Platon), cette cité engloutie se trouve sous leurs pieds, puisque leur "îlot" (page 45) est le sommet d'un temple (cases 1, 4, 5 et case 1 page 41).

Page 41 :
Cénile Spilorcio rationne la bougie (en économisant des bouts de chandelle) et le vin comme le reste.

Page 44 :
L'albatros fait ici sa première apparition (Eusèbe l'avait d'abord pris pour une mouette, et Armand pour une poule).
Il est d'abord omniprésent jusqu'à la fin de l'album, soit accroché au cou d'Armand soit tout seul ; puis il réapparaît régulièrement dans les tomes suivants : tome 3, pages 7 (dernière case ?) et 18 ; tome 4, page 23.

Page 45 :
On remarque de drôles de poissons sur le pont du Hollandais Volant, du type de celui qu'Armand a pêché quelques instants auparavant.
Les mutations dont ils semblent être victimes sont peut-être dues à la proximité de l'antique Atlantide et de son étrange minerai, l'orichalque, ou plus probablement aux rayonnements lunaires de l'archipel tangerinien où le monstre marin fait relâche.

Page 46, dernière case :
La tête de l'albatros qui dépasse de l'escalier. On le revoit page suivante, case 6, désabusé, puis page 48, case 7.

Page 47 :
Lorsque Maupertuis dessine le poisson géant sur le plancher du Hollandais volant, le dessin change de sens d'une case à l'autre : une fois son rostre est à gauche, une fois à droite !
De plus on peut remarquer dans l'avant-dernière case deux squelettes qui conversent agréablement sur le pont supérieur...

Page 48 :
Eusèbe s'essaie au sextant (case 5), et dans l'avant-dernière case il dirige la manoeuvre de Kader et Lope !

Références du Tome 2

Page 4 :
Référence au Cid lorsque le loup dit à Kader : « À quatre pas d'ici, je vous le fais savoir ! ».

Page 7 :
"Vous m’aimez donc un peu !" Voilà ce que dit de Guiche à Roxane dans Cyrano acte 3 scène 2.

Page 10 :
Le « perroquet » du Captain Boone, qui le suit partout perché sur son épaule, est comme celui de Long John Silver dans le roman de Stevenson L'Île au trésor.

Page 11, dernière case :
L'enseigne de l'auberge fait référence au "Faucon Maltais" qui est un grand classique du film noir américain, l'archétype du film de privé (dans ce cas présent, joué par Humphrey Bogart).

Page 12 :
Deux références visuelles dans la case du haut : un des marins représente Corto Maltese (debout la main dans une poche), deux autres représentent Crochette (Uncino) et Ventempoupe (Ventoinpoppa), deux compagnons du pirate Pépito (assis au premier plan, l'un arbore une belle moustache blanche et un crochet, l'autre fume la pipe et porte un chapeau et une tunique rayés) !

Page 18 :
Référence aux animaux malades de la peste des Fables de La Fontaine lorsque le Captain Boone s'écrie en pleine poursuite « Haro sur le baudet ! ».

Page 22 :
La chanson des pirates et notamment le "Haïo !" est peut être une référence à la chanson des 7 nains dans Blanche-Neige de Disney.

Page 25 :
On peut voir dans Monsieur de Cigognac, le nom du second de Boney Boone, soit une référence à la comédie-ballet de Molière Monsieur de Pourceaugnac, soit une référence au Monsieur de Sigognac du Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier.

Page 35, case 3 :
La harangue du chef des pirates rappelle celle de Achab, dans Moby Dick, exhortant ses marins à guetter l'apparition de la grande baleine blanche.

Page 41 :
Référence à Molière (Les Fourberies de Scapin) encore lorsque Cénile dit : « Que diable allait-il faire en ce galion ? »

Page 43 :
Référence au Cid lorsque Kader dit « Vous étiez peut-être cinq cents au départ, mais en arrivant au port, vous étiez au moins trois mille ! ».
Le vers original de Corneille, prononcé par Rodrigue, était: "Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port".
Egalement lorsque Lope parle de son ancêtre Rodriguo au siège de Valence, Rodrigue étant le Cid qui conquit Valence en 1094.

Page 44 :
Lorsque le Raïs Kader crie à Armand qui vient d'attraper un albatros : « C'est un albatros ! Relâche ce pieux oiseau de bon augure ! Tu vas attirer le malheur sur nous ! », c'est peut-être une référence à The Rime of the Ancient Mariner du poète Samuel T. Coleridge, où le meurtre inutile d'un albatros attire de terribles épreuves sur tout un équipage (dont celle de la rencontre avec le vaisseau fantôme de la Mort).
En effet, au moment où nos compagnons grimpent sur le Hollandais Volant, on peut remarquer qu'Armand porte, autour du cou, l'albatros : cf. p. 14, lignes 137-138 : « Instead of the Cross the Albatross / About my neck was hung ».

Page 46, case 5 :
L'albatros qui agrippe ses ailes autour du cou d'Armand (« Allez, vas-t'en ! Pchh! Tes ailes de géant m'empêchent de marcher ! ») est bien sûr une parodie du vers célèbre de Baudelaire dans le poème L'Albatros des Fleurs du Mal.
Baudelaire a écrit : "Ses ailes de géant l'empêchent de marcher".

Figures de style du Tome 2

Page 3 :
Un Mahométan dans ce bastion de la chrétienté, c'est le loup dans la bergerie.

Page 6 :
J'ai hâte de caresser les côtes de ce grand faquin d'Andréo. il s'agit d'un euphémisme.

Page 7 :
Hermine: Lui?!
Lope: Elle?!
Armand: Et Andréo ?
Raïs Kader: Et la carte ?
Le borgne: Et moi ?
c'est une stichomythie, suite de réponses brèves au théatre.

Page 9 :
Je serais au regret de devoir vous tirer comme un... Euh... comme un chien !

Page 16 :
Son tempérament l'incline parfois à réfléchir avec ses artères.

Page 20 :
Comme tu m'émeus mon Hermine, même inanimée ! (allitération)

Page 25 :
Anaphore sur Atlantis.

Page 25 :
Cigognac: Mais...et les monstres marins ?
Boone: Par les fémurs de Lucifer, ils ne feront pas reculer les marins monstrueux !

Page 28 :
Ce confit de poularde façon Maupertuis est un puit de félicité gustative.

Page 30 :
Nos consciences nous dictent ce que ton coeur t'ordonne.

Page 31 :
Ce vieux grigou de Spilorcio renifle l'or à plus de mille lieues !

Page 33 :
C'est une trop vive anguille pour les mailles de ce grossier marin. (métaphore filée)

Page 34 :
Que sont ces chaînes en regard de celles qui me lient à la vie ?

Page 35 :
La seule peur que doit connaître un pirate est celle qu'il inspire.

Page 41 :
Cher Andréo ! Coûteux Andréo ! Il s'agit d'un zeugma : utiliser un même mot pour deux significations differentes (ex : l'assassin descendit les escaliers et sa victime).

Page 44 :
Le Choeur sans voix des noyés.

Page 46 :
Mais... ? Ces morts sont... morts ! C'est une Lapalissade (une évidence naïve)

Découvrez les références, figures de style et détails du Tome 3 :

Acte III

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Eusèbe


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