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TercioDeCarthagene

Page mise à jour le 05 juin 2006 à 20h46
Édition (mot de passe: "dcdc") - Historique - Impression

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Dans le prologue du Tome IV, Don Lope raconte qu'il a rejoint les rangs du Tercio de Carthagène.

Tercio est le nom qui désigne des formations d'infanterie d'élite de l'Armée Españole au XVIIe siècle.

Elles sont composées de professionnels rompus au métier des armes. Chaque soldat a été recruté individuellement par le capitàn qui a reçu du roi le droit de lever une compagnie, et doit prêter serment au roi et au capitaine-général de l’armée. On retrouvera dans les tercios nombre des membres de cette petite noblesse de la hidalguia.

La discipline rigoureuse qui s'y pratique est une autre caractéristique du tercio. Le premier blasphème coûtera trente jours de prison, le troisième vaudra les galères. Mieux, «tout soldat qui tuera femme, enfant, personne âgée ou invalide, même dans la chaleur de l’assaut» sera passible de la peine de mort. Encore plus fort (pour l'époque), le pillage «non autorisé» est rigoureusement proscrit.

Chaque Tercio entretient également ses propres codes. Les officiers ne peuvent lever la main sur un soldat sous peine de destitution. Ils ne doivent s’adresser à leurs hommes que par un «señores soldados» (Messieurs les soldats). S'il n'y a pas d'uniforme officiel, il est fréquent que l'officier en donne un de son goût à ses hommes. L’esprit de corps est aussi renforcé par l'obligation de résider en «chambrée», en caserne, alors que l'habitude de l'époque veut que l'on se serve chez l'habitant.

Au combat, les tercios forment des carrés d’infanterie groupants piquiers et arquebusiers, d'un millier d'hommes environ, capable d’une remarquable efficacité dans la manœuvre, le feu et le choc. Cette efficacité, le professionnalisme des soldats et leur moral inégalable, soutenu par la fierté ibérique, en font l'une des meilleures troupes d’Europe. Jusqu’à Rocroi (1643), où ils seront écrasés par Condé.

On comprend que Don Lope ait jugé à propos de rejoindre une telle troupe d'élite.

Cependant... le Tercio de Carthagène semble n'avoir jamais existé. Ni en Flandres, ni ailleurs... On trouve ce tercio cité dans les aventures du Capitaine Alatriste, de Arturo Pérez-Reverte (http://www.capitanalatriste.com/). Sans doute est-ce un clin d'oeil d'Alain Ayroles.


Pour tout savoir sur les Tercios, un lien : http://www.geocities.com/ao1617/tercio.html


«Restait cette redoutable infanterie de l’armée d’Espagne, dont les gros bataillons serrés, semblables à autant de tours, mais à des tours qui sauraient réparer leurs brèches, demeuraient inébranlables au milieu de tout le reste en déroute, et lançaient des feux de toutes parts». Bossuet, éloge funèbre du Grand Condé.


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