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ReferencesDuTome7

Page mise à jour le 09 octobre 2011 à 19h40
Édition (mot de passe: "dcdc") - Historique - Impression

Attention : ne sont relevées ici que les vraies références, explicites ou cachées, mais pas les références du type "cela me fait penser à".


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Page 1 : Deuxième case. Voici un mot bien intéressant: "Le chat qui pétune". Dans la tirade des nez, on trouve:

"Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?".

-> Maintenant que l'on connaît le sens de "pétuner", il est intéressant de noter que le concept d'un animal de compagnie qui fume se retrouve dans le nom d'un théâtre: "Le chien qui fume" ("au chien qui fume" est aussi un restaurant parisien). Référence ? Copinage ?

Peut-être Alain Ayroles aime-t-il la chanson française ? Ce serait alors un clin d'oeil plaisant à la chanson "A l'auberge du chat qui pète", du groupe Les Blaireaux...

Cases 4, 5, 6 : Le duel "à la rixme", "au dernier mot" : Est-ce à rapprocher des concours de textes, de rap américain, tels qu'on peut en voir dans 8 Mile, le film avec Eminem ?

Dernière case : Adynaton s'exclame, outré : "Terrien présomptueux ! Sais-tu bien qui je suis ?". Ce vers est inspiré du personnage du Comte, dans le Cid, qui répond à l'audace du Cid : "Jeune présomptueux ! […] Sais-tu bien qui je suis ?" (Acte II, Scène II)

Page 5 : "Je suis Adynaton, favori de Calliope, / Des rhéteurs redouté, fatal manieur de trope"
L'adynaton est un trope, une figure de style : c'est une hyperbole impossible à force d'exagération. Elle est pure rhétorique. Exemple : "il avala l'océan et le recracha". Ou : "les châles se déchirent rien qu'à les regarder". Calliope est l'une des sept Muses de la mythologie grecque : celle de la poésie épique et de l'éloquence. Le nom d'Adynaton est une autre référence au rap, de par sa similitude avec Akhenaton, rappeur français. La gestuelle d'Adynaton et la présence autour de son cou d'une chaîne avec un sablier (certains rappeurs aiment arborer un réveil) viennent par ailleurs confirmer cette idée.

Page 5 : - "Ta déesse est génisse ?" - "Elle se nomme... Io !" Les cruciverbistes connaissent cette femme aimée de Zeus (Jupiter) qui la changea en génisse pour la soustraire à la colère d'Héra (Junon).

"io!" On peut, là encore, imaginer un rapprochement avec le rap. En effet, beaucoup de rappeurs sont friands de cette interjection qui s'écrit alors "Yo! et qu'ils utilisent comme une sorte de ponctuation.

Page 6, case en bas à gauche : Apprendrait-on, comme dans la "Ballade du duel qu'en l'hôtel bourguignon Monsieur de Bergerac eut avec un bélître" que :

"La ballade, donc, se compose de trois
Couplets de huit vers...
[...]
et d'un envoi de quatre"?

-> Cela fait ving-huit vers pour une ballade, multiplié par deux spadassins par vers (cinquante-six) plus quatre en prime pour l'envoi. Le compte est bon.

Page 8, case 6 : Mendoza loue Jean sans Lune : " [...] Phénix des hôtes du cosmos... "
C'est, bien entendu, une allusion à un autre écrivain du XVII e siècle, La Fontaine, et à sa fable du Cobeau et du Renard, lorsque le renard qui lorgne sur le fromage du corbeau flatte ce dernier :

"Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois."

Page 10, case 7 : Le chat a la forme et la position du chat dans "Alice au Pays des Merveilles". Est-ce voulu?

Page 10, case 8 : Armand déclame : "Plus me plaît lune que grande ourse / Ni que Saturne et ses anneaux". A rapprocher éventuellement de du Bellay, le poète du XVI e siècle, et des tercets du sonnet Heureux qui comme Ulysse... :

" Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux
Que des palais romains le front audacieux,
etc. "

Page 16, case 6 : Battologio d'Epanalepse cite Victor Hugo Oceano nox, in Les Rayons et les ombres :

"Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !"

Page 17 : Sabarabas de Palindromie, capitaine auxquel s'addressent nos heros, possède un nom lisible de droite à gauche ou de gauche à droite. On nomme un tel mot palindrome, justement. Répond aussi à cette définition la fort concise réponse du capitaine (Non). Comme si ce n'était pas assez, son graphisme est également complètement symétrique et évoque un roi de carte à jouer, de meme que son bateau qui a une allure relativement symetrique (Première case de la page), excepté la fenetre et le second mat de droite (on voit aussi le capitaine au dessus de trois élements du garde corps, symétriques eux-aussi).

Page 17, bas de la page : On voit Don Lope qui fait semblant d'avoir des velléités envers l'espion à la manière de l'inspecteur Riggs, interprété par Mel Gibson, qui joue dans L'Arme fatale. Cette scène semblerait être tirée du numéro 3 de la fameuse série...

Page 17, bas de la page : Lorsque don Lope menace l'espion de le tuer et qu'il compte jusqu'à trois, on peut y voir une allusion à la pièce de Rostand, Cyrano de Bergerac, quand Cyrano menace Montfleury :

" Mes mains vont frapper trois claques, pleine lune !
Vous vous éclipserez à la troisième." (I,4)

Page 19 : Plaisant et Andreo jouent Les Fourberies de Scapin
A la dernière case, Cénile parodie Pridamant, le vieux père de L'Illusion comique de Corneille qui s'écrit à la dernière scène de cette pièce "Mon fils, comédien !"

Et avant la parodie de L'Illusion Comique, il y a encore celle de Cyrano de Bergerac : les "Ha" sur tous les tons font penser aux "Ah" de Cyrano, acte II, scène 6. A moins qu'il ne s'agisse d'une référence à De Funès et à sa gestuelle si personnelle.

Page 20: Allez, à tous les lecteurs distraits qui ont tendance à lire trop vite les bulles parce que franchement, là, elle est évidente la référence de la 8ème case. C'est donc vraiment pour ceux-là que je cite cet air ô combien célèbre: 'Au clair de la luneu, mon ami pierrot, prette-moi ta plumeuu pour écrire un mot, ma chandelle est morteu, je n'ai plus de feuuuu [...].

Page 21 : Pièces de huit : il s'agit de l'unité de base de la comptabilité Espagnole, alors le pays le plus riche au monde. Les Caraïbes sont sous domination Espagnole, les pirates se concentrent dans les Caraïbes, la pièce de huit est donc l'ordinaire de leur butin. On symbolise cette pièce par un P et un 8 entrelacés. Par ailleurs, "Pièces de huit !" est, dans le roman "L'île au trésor", le cri de Capitaine Flint, le perroquet de Long John Silver.

page 22 : Eusèbe se cache dans un tonneau de pommes, tout comme Jim Hawkins dans L'Ile au trésor de R.L. Stevenson !

Page 24, case 5 : Parmi les animaux "musiciens", on voit un "crabe-tambour", référence au film de Pierre Schoendoerffer (Jean Rochefort, Claude Rich). Peu après, page 27, on aperçoit une tortue-luth, en référence évidente à l'animal marin...

Page 25 : Toute cette page fait référence au film Le Seigneur des anneaux : les feux du Gondor, puis le Mordor, et enfin Colin qui a la même position qu'Aragorn entrant dans le fort du gouffre de Helm lorsqu'il reparaît miraculeusement.

Dernière case : Les mimes marchent contre le vent ! Le mime Marceau était seul mais marchait aussi contre le vent.

Page 28 : Les cages de farfadet sont ici des cages de Faraday (enceintes protégeant des nuisances électromagnétiques extérieures), représentées au sens propre (les vraies cages de Faraday n'ont pas à ce point une forme de cage !)

Page 30, case 3 : Y a-t-il encore besoin de faire remarquer le "Que diable allions-nous faire dans cette mission ?"
case 6 : "Thalassa ! Thalassa !" (en sus d'être une épanalepse) est une célèbre citation de L'Anabase de Xénophon : les survivants de l'expédition grecque des Dix-Mille (400-399 av. J.-C.), après avoir erré des mois dans l'hostile Anatolie, se sentirent revivre en apercevant enfin la mer, et s'écrièrent "Thalassa ! Thalassa !", ce qui en grec signifie "La mer ! La mer !" Les Grecs n'imaginaient pouvoir vivre trop loin de la mer... Une référence qu'Ayroles affectionne puisque qu'elle apparaît également dans "Garulfo", tome 1, lorsque Garulfo arrive au château ("Krastos, krastos" - ce qui en grec signifie "le château").

Page 31, case 3 : les raison possibles imaginées par Armand pour l'engagement chez les pirates de Cigognac sont celles qui poussent le Sigognac héros du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier à devenir comédien (sauf qu'en plus chez Gautier, il est tombé amoureux d'une des actrices, ce qui n'est guère envisageable chez les pirates, je suppose).

Page 33, deux dernières cases : Cicognac cite Pascal (normal, pour un "homme" qui dit deux pages avant qu'il a séjourné à Port-Royal, chez les jansénistes, dont Pascal était très proche) : "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie" (Pensées?). Chez Pascal, cela correspond bien à un "vertige métaphysique".

Page 38, cases 7 et 8 : Armand paraphrase Rodrigue : "A moi, Comte, deux mots !" (Le Cid, II, 2).

Page 39, case 5 : le renard, zorro en espagnol, dessine une lettre sur le pourpoint de Boone... => Mais pourquoi un "S" ? Il suffit de regarder la réplique précedente : "Il ne souffre point d'Esse" ; et on peut logiquement penser qu'il dédie cet acte à Séléné.

Pages 41-43 : Le rat géant qui effraie don Lope est composé d'une multitude de rats de taille normale. Cet assemblage fait songer aux toiles d'Arcimboldo qui composait des visages à partir d'éléments divers : fruits, poissons, nature saisonnière, etc.

Page 43, cases 1 et 2 : Avant de passer en mode western (v. remarque suivante), le terrible affrontement de Don Lope avec sa chimère commence sur un mode qui lui convient mieux: la corrida.

Page 43, case 5 : Plan serré sur les yeux de Don Lope. Référence explicite aux plans très serrés à la limite de la carricature des films de sergio Leone, notamment dans "Il était une fois dans l'Ouest", au moment du duel. La parodie westernienne continue avec les cases 7 et 9.

Page 44, case 5 : Une des chimères n'est autre que Moby Dick, la baleine gigantesque imaginée par Melville : le corps de Fedallah est encore "harponné" sur son flanc. Une autre rappelle étrangement le calmar géant de 20000 lieues sous les mers

Page 46 : Le dernier mot d'Armand est autrement plus poétique et enlevé que la rustique "aiguille dans une botte de foin".

Dans les pages de garde : gnôthi seauton ("connais-toi toi-même") est la devise de Socrate, cogito ergo sum ("je pense, donc je suis") la conclusion hyper célèbre de la deuxième des Méditations métaphysiques de Descartes, Ticho Brahé (noter la paronomase "faire tiquer Brahé") est un astronome connu de la cour de Rodolphe II de Bohême, de même que Kepler (dont les lois, si je ne m'abuse, ne sont pas sans rapport avec les questions de gravité, d'attraction et de chute des corps).

Petites précisions : En astronomie, les lois de Kepler décrivent les propriétés principales du mouvement des planètes autour du Soleil, sans les expliquer. Elles ont été découvertes par Johannes Kepler à partir des observations et mesures de la position des planètes faites par Tycho Brahé. Les deux premières lois de Kepler furent publiées en 1609 et la troisième en 1618. Les orbites elliptiques, telles qu'énoncées dans ses deux premières lois, permettent d'expliquer la complexité du mouvement apparent des planètes dans le ciel.

Quant au "gnôthi séauton", avant d'être la devise de Socrate, ce fut la devise inscrite au fronton du temple de Delphes, dédié au dieu Apollon, notamment dieu du Soleil, de la Lumière et de la Poésie.

Page 48: avant-dernière case: On y revoit le curriculum du Cyrano de la pièce "plus de cent spadassins", et la référence à la fameuse ballade "gardant pour l'envoi sa plus belle estocade". De plus, un "Capdedious" et un "s'il gasconne un peu" nous rappellent, s'il le faut encore, qu'avec de telles origines gasconnes, le maître d'armes pourrait bien être...

Page 49 (de garde) : Celui qui semble être Cyrano s'offense de ce que regarderait Eusèbe sur son visage, autour de la moustache. La référence est explicite à la scène 4 de l'acte I de Cyrano de Bergerac lorsque Cyrano agresse "un fâcheux". Quant aux deux dernières cases, elles rappellent la scène 9 de l'acte II de la même pièce, l'épisode dit du "récit du combat", lorsque Christian attaque Cyrano sur son nez à coup d'allusions visibles... comme le nez au milieu de la figure.

Début du récit. Cyrano parle et décrit le théâtre de l'exploit : [...] Mordious ! on n'y voyait pas plus loin...
Christian l'interrompt : Que son nez.


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