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Bombastus

Page mise à jour le 05 juin 2006 à 11h33
Édition (mot de passe: "dcdc") - Historique - Impression

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Bombastus Johannes Theophrastus Almagestus Wernher von Ulm

Bombastus est assurément le savant le plus farfelu que le XVIIe siècle ait connu. Le savant, pour commencer, est singulier : sa théorie sur le déplacement aérien grâce au mode de propulsion cum vacui fauces, quoique au goût de l'époque, ne manque pas de surprendre, tout comme son raisonnement sur l'influence des rayonnements lunaires chez les êtres vivants (voir "Les phénomènes lunaires au-dessus de l'île Majeure"). L'homme, quant à lui, est donc en toute logique extrêmement extravagant, fantasque, impulsif, et se prend très au sérieux (« Eh oui ! Bombastus ! LE Bombastus ! ») ; mais il semble par ailleurs être assez porté sur la bouteille ! (« Il m'arriva de vider quelques-unes de ces bouteilles… – Et ensuite ? – J'ôtai mon chapeau puis entonnai des Lieder. – Est-ce tout ? – Non. Je dansai aussi. »)

Cet homme de sciences ne prend donc jamais part aux combats que livrent à plusieurs reprises Lope et Armand (contre les "cannibales" et contre les pierrots muets). En revanche, fervent adepte de la pratique scientifique, il n'hésite pas une seconde avant d'embarquer dans son Verspertilion Fulminant (« la science aussi produit des héros ») ; et il manipule sans vergogne toutes les commandes du théâtre du Feuriges Seepferdchen. Et dans l'acte IV, son enthousiasme va croissant au fur et à mesure que lui, Lope et Armand explorent le cratère du volcan de l'île Majeure : par exemple, il improvise un pas de danse quand Armand lui confie sa pierre de Lune ; puis il se réjouit de voir un homard géant dans la lagune (« Quel magnifique spécimen ! », dit-il en joignant les mains) ; arrivé sur la terre ferme, il entame une collection d'échantillons de fromages ; enfin, il ne cesse de s'émerveiller, que ce soit devant l'horloge astronomique (« Ach ! Hé ! hé ! hé ! C'est tout bonnement prodigieux ! »), le « spectre » des souterrains (« Ne me l'abîmez pas ! Laissez-moi l'autopsier ! ») ou le parterre de Sélénites (« Wunderbar ! Ils sont des centaines ! »). Au cours de l'acte IV, Bombastus parvient à regagner tout le crédit que l'échec de sa machine volante lui avait fait perdre : ses remarques au sujet des monstres de la lagune, de l'architecture du temple ou de l'horloge astronomique se font de plus en plus pertinentes tandis que ses compagnons sont de plus en plus décontenancés par leur ignorance : « En aurez-vous bientôt fini avec vos questions ? », ose-t-il dire à Armand ! À la fin de l'acte IV, c'est bien Bombastus qui a toutes les cartes en main : « Rien de tout cela ! Ce sont… des Sélénites ! »

Le nom de Bombastus est inspiré du vrai nom de Paracelse, médecin suisse du XVIe siècle (1493-1541) : Theophrast Bombast von Hohenheim. Outre latiniser les deux prénoms (Bombastus et Theophrastus), Ayroles a ajouté « Johannes » et « Wernher » (références à Johannes Muller ou Kepler, et Wernher von Braun ? cf. ce message dans le forum). « Almagestus », provient en fait de L'Almageste, ouvrage d'astronomie de Ptolémée (IIème siècle après J.C.) : ce livre est à la fois un traité d'astronomie cosmologique, de trigonométrie, et un inventaire des instruments nécessaires à l'observation du ciel, et il a fait autorité jusqu'à la parution du livre (en six volumes) de Nicolas Copernic (1473-1543), qui s'intitule… De revolutionibus orbium cælestium ! Le Liber VII que cite Bombastus n'en serait donc que la suite dont on comprend qu'elle soit controversée… Quant à la particule « von Ulm », elle se réfère à ce sketch des Monthy Python où les différents personnages sont chargés d'annoncer la mort d'un artiste allemand au nom interminable qui finit lui aussi par « von Ulm »… Elle peut aussi renvoyer à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, qui forme des chercheurs en lettres et en sciences, y compris en physique théorique. Enfin signalons qu'en allemand Hohenheim signifie quelque chose comme « maison élevée » ; et Bombastus n'habite-t-il pas perché dans un arbre lui-même situé au sommet de l'île Mineure septentrionale ?

A partir du tome 5, le personnage de Bombastus prend une dimension tout autre. Il semble prêt à tout pour ses découvertes scientifiques. Il n'hésite pas, tout excité à l'idée d'aller sur la Lune, à trahir Armand qui lui avait demander de se taire au sujet de son collier. Il ne cherche pas à sauver ses amis qui risquent de mourir dans la lave en fusion (il faudra l'intervention de Mademoiselle) et pendant ce temps suit le roi sur le bateau sélénite, dont il tombera par accident, désespéré : "Ils s'en vont sans moi !". Bombastus n'a alors qu'un rêve : aller sur la Lune. Il ne vit que pour ça. Il veut d'abord terminer son vaisseau lunaire avant de construire une cloche pour retrouver le trésor sous l'eau. Et lorsque pour la deuxième fois, il manque encore son départ pour la Lune (en tombant du Tétrodon), il n' hésitera pas à se mettre au service de Mendoza. Tout cela pour la Lune... Il semble alors être l'image même du scientifique qui oublie toute éthique du moment qu'il lui est possible de réaliser son rêve scientifique. Sa mégalomanie s'observe d'ailleurs tome 6 page 32, où il se permet de renommer une mer, à son nom bien sûr : "elle se nommera désormais Mare Bombasti".


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